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ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá: 25/05/2008

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ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÇáãÈÇÏÆ ÇáÊÚáíãÇÊíÉ ÇáÚÇãÉ - ãÞÊÈÓ 2   ÇáÌãÚÉ ÃßÊæÈÑ 31, 2008 1:10 pm

[size=21]La logique de l'intégration
L'intégration
constitue l'essence et la finalité du présent projet. Intégration des
apprentissages scolaires, intégration d'habiletés reliées aux TIC,
intégration de préoccupations sociales. Le terme d'intégration,
qui est de plus en plus présent dans le paysage pédagogique et qui est
l'idée maîtresse du présent projet, souffre d'être compris de façon
fort différente par bien des pédagogues.. Il est donc utile de faire
ici un développement particulier sur ce concept fondamental, qui
structure l'ensemble du projet.

Intégrer
est différent de juxtaposer, de rapprocher , de réunir ou de fusionner.
Dans un plat cuisiné, par exemple, aliments, ingrédients, constituants
alimentaires, principes diététiques, techniques de cuisson se
retrouvent tous présents de façon différente, même s'ils ne sont pas
tous visibles. Si le plat est réussi, c'est que ces composantes ont été
organisées harmonieusement à plusieurs niveaux.


Toute intégration repose sur trois axes:
Le respect de l'intégrité des composantes Intégrer, c'est d'abord inclure des composantes, qui demeurent respectées et qui conservent leur identité propre dans le processus d'intégration. Les divers objets d'apprentissage doivent donc demeurer présents, différenciés et respectés: l'intégration doit respecter l'intégrité des composantes. Dans le projet qui nous occupe, les composantes sont de troisordres:





      • disciplinaires: les co ntenus des programmes d'études

      • méthodologiques: les habiletés et techniques relevant du traitement de l'information

      • technologiques: les habiletés et techniques relevant de l'utilisation de l'ordinateur.
      </li>
    </li>

On
ne respecterait pas les composantes, par exemple, si les projets
réalisés dans ce cours n'avaient qu'un vague rapport avec les
programmes d'études ou si l'on se satisfaisait que les élèves fassent
des projets-prétextes, en ne sachant pas exactement quels objectifs
sont visés, en ne s'assurant pas que le contenu et la démarche des
programmes sont respectés et en se consolant du fait qu'ils "ont été
très motivés et qu'ils ont sûrement appris quelque chose". On ferait
une erreur du même type si, quand il s'agit d'apprentissages
technologiques, on se satisfaisait que l'élève se débrouille avec un
logiciel, sans s'assurer qu'il en utilise efficacement les
fonctionnalités ou même qu'il s'agit du logiciel le mieux adapté à la
tâche à accomplir. De même, un "travail de recherche" qui se
satisferait d'avoir accumulé de l'information sans l'avoir traitée,
organisée, référencée selon des normes précises ne pourrait prétendre
avoir véritablement intégré des habiletés de recherche documentaire .

La contribution à un fonctionnement d'ensemble Intégrer, c'est ensuite transcender les composantes et les mettre au service d'un ensemble plus vaste, plus complexe et plus performant qui
leur donne un sens. Cet ensemble plus vaste, c'est, bien entendu, un projet.
Dans
un tel cours, l'apprentissage d'un logiciel n'a pas de sens en soi: il
n'a de sens que s'il sert, avec d'autres outils, à réaliser quelque
chose de significatif et de pertinent. Mais pour cela, le logiciel doit
être maîtrisé. Même un apprentissage disciplinaire (comme ceux que l'on
fait en mathématique ou en histoire, par exemple) n'a pas de sens en
soi dans un tel cours: ils n'a de sens que s'il sert à réaliser un
projet plus vaste. Mais pour cela, l'apprentissage de mathématique ou
d'histoire doit être accompli. La capacité de "surfer" sur le Web ou de
repérer de la documentation dans une bibliothèque n'a pas de sens en
soi tant qu'on n'a pas de raison de rechercher de l'information et donc
de savoir laquelle est pertinente. Et le simple fait d'avoir un travail
de recherche à faire ne suffit pas: en effet, pourquoi faire ce travail
de recherche? Mais une fois la réponse trouvée (la volonté de réaliser
un projet précis), il faudra bien savoir se servir efficacement des
index et des moteurs de recherche.

C'est
donc le projet qui donne du sens à tous ces apprentissages parce que
ces derniers, au lieu d'être effectués pour eux-mêmes, deviennent des
contributions à un ensemble plus vaste. Un tout est intégré si ses
parties font plus qu'être présentes mais si en outre elles contribuent
au fonctionnement du tout. Un tas de sable n'est pas intégré, même s'il
rassemble tous les grains de sable, parce que les grains de sable
n'interagissent pas; ils sont juxtaposés, ils font nombre, c'est tout.
Un tas de sable n'a pas de sens. Un organisme vivant est intégré parce
que ses diverses composantes ont chacune un rôle particulier à jouer
dans le fonctionnement d'ensemble.

Cette
logique d'intégration prévaut aussi à des niveaux supérieurs. Un projet
individuel peut être lui-même une partie d'un projet plus vaste et
prendre donc plus de sens à cause de cette intégration. Un projet
individuel peut aussi faire partie d'un projet collectif, y contribuer
et ainsi y trouver plus de sens.

Dans le
cadre de ce cours, l'élève réalisera de nombreux projets. Mais si ces
projets sont simplement juxtaposés (une fois l'un terminé, on l'oublie
et on passe au suivant), le cours ne sera pas intégré. De même, si deux
élèves réalisent côte à côte des projets, ils ne réaliseront pas un
projet d'équipe pour autant.

Il importe
donc que ce cours soit, pour l'élève, un ensemble cohérent de projets,
un grand projet composé de projets. Et que les projets individuels des
élèves s'inscrivent dans des projets collectifs qui les intégreront
véritablement.

Le processus évolutif
La
structure d'ensemble (c'est-à-dire le projet qui donne un sens) se met
en place graduellement; elle n'apparaît pas dès qu'on réunit des
composantes. On en a une idée, une représentation au départ, tout comme
le bâtisseur dispose du plan de son édifice. Mais, tout comme une
maison n'est pas construite du seul fait que l'architecte en a tracé
les plans, un projet n'intègre pas des apprentissages du seul fait
d'avoir été conçu. C'est sur le chantier que s'accomplit l'intégration.
L'intégration est un processus, pas un résultat. À cet égard, il ne
suffit pas qu'il y ait mouvement pour qu'il y ait intégration. Des
apprentissages peuvent être répétés, juxtaposés, voire accumulés; ils
ne deviennent intégrés que dans la mesure où ils progressent de façon
dynamique vers un but. Il en est de même du présent projet.

Cette
progression va dans deux sens:

le
projet progresse d'abord dans le temps. Vu du point de vue de l'élève,
il s'étend sur cinq années, chacune possédant ses temps forts et sa
couleur particulière, chacune marquant une transition vers des
programmes d'études différents, vers un nouvel environnement, vers des
réalisations propres à une classe donnée. Vu du point de vue de la
réalisation collective elle-même, le projet évolue sur des périodes
beaucoup plus longues, puisqu'il survit au passage de chaque cohorte
d'élèves et évolue en fonction de l'apport de chacune au fil des
années. C'est la logique du curriculum, des préalables, de l'ordre dans
lequel doivent être réalisés certains apprentissages; c'est la logique
temporelle, quantitative, linéaire, "gauche". On ne la respecterait pas
si l'on essayait de tout faire en même temps, sans assurer les
préalables, sans respecter une hiérarchie des apprentissages, sans
définir certains seuils qui doivent être obligatoirement franchis avant
de poursuivre .

le projet progresse
aussi dans le sens d'un approfondissement et d'un élargissement. Au
cours de sa 1re secondaire, par exemple, l'élève touchera à toutes les
composantes principales du cours: contact avec les programmes d'études,
initiation à divers logiciels, communication télématique, recherche
documentaire, souci de service à la collectivité, fonctionnement
démocratique, consignation des apprentissages. Ce noyau central
contient déjà toutes les dimensions du développement futur. On procède
ensuite, au fil des années suivantes, par ajout de couches successives
comme autant de "pelures d'oignon": les projets deviendront plus
ambitieux, la notion de collectivité s'élargira, les interlocuteurs se
diversifieront, les outils technologiques se raffineront. C'est la
logique du transfert et de la généralisation des habiletés; c'est la
logique spatiale, qualitative, concentrique, "droite". On ne la
respecterait pas si l'on essayait de "micro-graduer" les
apprentissages, d'imposer à tous les élèves le même cheminement en même
temps, de leur
faire réaliser à tous le même produit


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ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá: 27/02/2008

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ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: ÇáãÈÇÏÆ ÇáÊÚáíãÇÊíÉ ÇáÚÇãÉ - ãÞÊÈÓ 2   ÇáÃÑÈÚÇÁ äæÝãÈÑ 19, 2008 12:36 pm

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ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá: 22/02/2008

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ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: ÇáãÈÇÏÆ ÇáÊÚáíãÇÊíÉ ÇáÚÇãÉ - ãÞÊÈÓ 2   ÇáÃÑÈÚÇÁ äæÝãÈÑ 19, 2008 7:00 pm

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ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá: 26/02/2009

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ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: ÇáãÈÇÏÆ ÇáÊÚáíãÇÊíÉ ÇáÚÇãÉ - ãÞÊÈÓ 2   ÇáÌãÚÉ ÃÈÑíá 17, 2009 5:16 pm

mercie
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